Bonjour,
Enfin des nouvelles de vos deux envoyées spéciales
en Sibérie.
On le sait, un voyage ne se passe jamais comme prévu, c’est
ce qui fait toute sa richesse. Et Dieu sait si le nôtre
est riche ! Nous avons fini par arriver à Iakoutsk après
15 jours de route. C’est déjà une étape.
Les personnes que nous voulions rencontrer ne sont pas là
et l’état de nos finances ne nous permet pas d’aller,
comme nous le souhaitions, dans les environs de Tiksi et Cherski.
En été, nous le savions, le trajet n’est possible
qu’en avion ou en hélicoptère. Or ces derniers
ne volent que dans des cas d’extrême urgence ou à
des prix dépassant de loin nos possibilitiés. En
hiver, c’est beaucoup plus simple. Les fleuves et les marécages
étant gelés, les voitures ou les “tracks”
(véhicules tout terrain) circulent aisément.
Quel dommage ! Nous allons devoir revenir en hiver pour mener
à bien notre projet et nos reportages. C’est bête,
hein ?
Si nos moyens financiers sont limités, notre imagination
recèle des resources insoupçonnées. En attendant
les réjouissances d’Yssyakh (fête nationale
iakoute), qui auront lieu du 19 au 25 juin, nous décidons
de découvrir les plaisirs de la vie à Iakoutsk en
y louant un appartement. Cette sédentarisation imprévue
nous permet de vivre à la russe, de nous faire plein de
nouveaux amis et de découvrir des univers inattendus.
Avant de vous laisser, nous profitons de cette newsletter pour
lancer une bouteille à la mer : nous sommes à la
recherche d’Alexandra Lavrilliers, l’ethnologue française
qui a épousé un “évène”,
éleveur de rennes issu de ce peuple nomade. Alexandra,
si tu nous lis, écris-nous ! Et si vous savez comment la
joindre, dites-le nous !
Merci à tous, bonne lecture et à bientôt !
Géraldine et Valérie
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