Chers amis,
Deux choses. Le voyage touche malheureusement à sa fin
et ce qui devait arriver arriva : nous avons vexé la gent
masculine. Pourquoi ne nous sommes nous pas intéressées
aux hommes ? Serions-nous des féministes misandres ? Que
nenni, messieurs, que nenni ! Vous nous intéressez beaucoup.
Et c’est pour mieux vous connaître que nous avons
rencontré vos femmes. Car si nous nous étions directement
adressées à vous, voici ce qui serait arrivé
:
1 - Nous ne nous serions pas toujours compris. On vous épargne
le discours des martiens et des vénusiennes mais, vous
le savez bien, nous ne parlons pas le même langage.
2 - Et de quoi aurions-nous parlé ? De femmes, bien évidemment
!
Alors que, dans notre cas, que s’est-il passé ?
1 - Nous avons eu le plaisir de passer du temps avec vous et vous
nous avez montré à quel point vous savez être
galants, attentionnés, attentifs, respectueux, beaux parleurs,
drôles, généreux, coureurs de jupons, rassurants,
parfois lâches, bricoleurs, amoureux, romantiques, efficaces,
forts, trop souvent éméchés, cordons-bleus,
jaloux… Ceci dit sans ironie. Nous tenons à le préciser
car la femme française a la réputation d’ironiser
beaucoup sur les hommes (cliché ou réalité
?).
2 - En outre, de quoi avons-nous parlé entre femmes ? Mais
de vous, bien sûr ! Tout le temps et tous les jours. Du
matin au soir.
CQFD. Vous avez représenté le centre d’intérêt
de notre voyage ! Vous avez été accusés de
tous les maux (solidarité féminine oblige, tout
est forcément de votre faute) et du pire : votre tendance
à préférer la forme oblongue des bouteilles
à celles plus rondes de vos femmes. À votre décharge,
ces dernières sont dures, peu indulgentes et parfois (excusez
le mot) des chieuses.
Mais une chose est sûre, que ce soit vous ou vos femmes,
le proverbe a raison : « Qui aime bien, châtie bien
». Et qu’est-ce que vous vous aimez !
Bonne lecture et à très bientôt sur la route
de Magadan, la deuxième étape de notre voyage.
Valérie et Géraldine
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